Le chic, c’est quand t’as plus besoin de prouver
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Le chic, c’est quand t’as plus besoin de prouver
J’aimerais te dire que je m’habille uniquement pour moi. Que chaque matin, je choisis mes vêtements guidée par ma féminité, ma sagesse et ma paix intérieure.
Mais soyons honnêtes : si je devais me fier à ma paix intérieure, j’irais bosser en survêt élimé, chignon douteux et humeur de lundi.
Donc non. Je ne m’habille pas selon mon taux de zénitude, je m’habille selon mon taux de dignité. 😌
Et parfois, ma dignité prend la forme d’une veste structurée, d’un parfum trop cher et d’un regard espiègle.
Parce qu’il y a des jours où je me sens comme un tableau : qu’on n’est pas obligés de comprendre, mais qu’on contemple en silence.
Et puis, il y a les autres... Ceux où je ressemble à une héritière ruinée : legging délavé, café bouillant et ambitions froissées. Ces jours-là, je me dis que le chic, c’est peut-être juste d’avoir encore un peu d’humour.
Le pire, c’est que j’ai longtemps cru que s’habiller, c’était plaire. Plaire à qui, exactement ? À Kader ? À l’opinion publique ? À Instagram ?
J’ai mis du temps à comprendre qu’en fait, plaire est une fatigue. Un sport collectif où personne ne gagne vraiment.
Et pourtant, regarde autour de toi. Cette génération “BBL”, où la taille du cul semble devenue proportionnelle à la confiance en soi. Comme si plus tu cambres, plus tu crois exister. Plus tu montres, plus tu vaux.
Elles veulent être validées, et posées comme des plats du jour :
« À consommer rapidement, lustrées, gonflées, calibrées pour plaire. »
C’est triste, parce que la chair se périme vite. Le charisme, lui, ne se démode jamais.
Et le vrai luxe aujourd’hui, c’est d’avoir de la classe dans un monde qui t’encourage à se déshabiller pour exister.
Mais même la classe a ses petits moments de revanche...
On va pas se mentir 😏 : Si j’apprenais que mon ex rôde dans le coin, ma dignité prendrait sans doute la forme d’un sublime tailleur noir.
Pas pour lui. Pour l’équilibre karmique.
Pour rappeler que certaines blessures donnent un meilleur éclat que n’importe quel bijou.
Et que, visiblement, le flow-up n’était pas collectif. 💅
Aujourd’hui, je m’habille pour moi, pour ma paix, ma posture, ma puissance.
Parce que s’habiller pour soi, c’est un acte de résistance douce. C’est refuser de s’excuser d’exister.
C’est dire :
“Je ne me maquille pas pour séduire.
Je me maquille pour me retrouver.”
Et tu sais quoi ? C’est pile à ce moment-là que tout le monde te regarde. Parce que tu vibres ce truc rare :
la femme qui s’en fout, mais qui brille quand même.
Et entre nous... un blazer bien coupé fera toujours plus mal qu’une vengeance mal digérée. 💼✨
Le pouvoir, c’est pas d’être validée.
C’est de se valider soi-même.
3 commentaires
Je valide à 100%
Je me retrouve dans chacune de tes lignes. C’est ce que j’aurai pu répondre à plusieurs reprises quand on me fait des remarques. Mais je n’ai eut les mots comme tu le décris. Tu as entièrement raison. Je kiff ton texte !
Je me retrouve dans chacune de tes lignes. C’est ce que j’aurai pu répondre à plusieurs reprises quand on me fait des remarques. Mais je n’ai eut les mots comme tu le décris. Tu as entièrement raison. Je kiff ton texte !